Se remettre d’un été pourri ?
A supposer que la canicule soit terminée, mon appli meteo m’annonce 35° pour ce lundi 14 septembre. J’ai hésité à placer cet article ici tant il aurait sa place sur Citizen Bartoldi mais je ne vais pas aborder la dimension politique de la canicule mais plus les ressentis personnels, le gros mou de cette rentrée 2026. Et globalement, est-ce si grave, un été pourri ? Parce que, hé, je ne suis pas la seule à vivre ça et je trouve toujours plus rassurant de se le dire. Perso, quand je suis en bas et que j’apprends que c’est général, ça me soulage.
Un été confiné, finalement
Donc voilà. Un été pourri qui nous a forcé à vivre en intérieur. Tous les moments heureux de qu’on peut attendre de la saison estivale volés. Pas de dîner sur la terrasse qui s’étire jusque tard, peu de sorties car la moindre d’entre elles nécessitait un lourd équipement. Gourde, serviette de visage, casquette, crème solaire, brumisateur. D’ailleurs, j’ai un nouveau combat politique : faire installer des brumisateurs et des fontaines à eau partout. Bref, un été où on n’a pas pu respirer. Un été où je me suis sentie devenir claustro. Un été bien pire que le confinement parce que le confinement, au moins, on pouvait ouvrir les fenêtres pour aérer. Et comme on avait un petit jardin dans la résidence où on habitait, on pouvait faire un petit tour. J’ai détesté cet été, voilà.
Mais quoi, c’est déjà fini ?
Et voilà la rentrée. Sauf que je suis déphasée. Vraiment déphasée. Dans le sens où je n’arrive plus à percuter à quel moment de l’année on est. Septembre ? Mais non, je ne me suis quasiment pas baignée cette année. Ceci s’ajoute en plus au fait qu’on n’a pas pris de vacances cet été avec mon adoré du fait qu’on était partis trois semaines en hiver pour la Nouvelle-Zélande, y a eu zéro coupure. Et on doit enchaîner ? Enfin, surtout lui parce que moi, je suis toujours au chômage. Mais moi qui espérais que la rentrée me donnerait un nouvel élan, je peux maintenant l’annoncer : pas du tout. J’ai, je crois, renoncé à la recherche d’emploi. Je suis blasée et puis c’est tout.
Flemme de faire quoi que ce soit
Normalement, à la rentrée, je prends des bonnes résolutions, ma came à moi. Là, non. J’avais envisagé de suivre des cours de danse cabaret mais finalement… Un cours que j’avais testé est bien mais 1h de vélo aller-retour, j’ai un peu la flemme. Plus par rapport au temps qu’à l’effort physique, j’entends. Un autre est juste à côté de chez moi mais à la défaveur d’un mail inexact dans le formulaire de contact, je ne me suis pas inscrite. Flemme. Et le pire, c’est que là, j’écris cet article un dimanche, je me dis “non mais appelle lundi”. Parce que là, je suis motivée. Demain, je ne le serai plus. La triste histoire de ma vie.
Dette de sommeil
Je me sens fatiguée. Alors évidemment, il peut exister plusieurs explications comme par exemple le fait que je ne dors pas assez (6h par nuit au max). Ou la périménopause même si là, je suis épargnée par les bouffées de chaleur. Elles vont revenir, hein, mais les périodes où je n’en ai pas, je frôle l’euphorie. Je rajoute dans la balance deux chatonnes adorables mais un peu facétieuses notamment une qui a la passion pour manger les pieds. Donc une certaine fatigue physique s’explique sans trop de difficultés. Mais il y a aussi la dette de sommeil de cet été. Quand on ne dormait pas parce qu’il faisait trop chaud. Qu’on se réveillait en sueur sans savoir si c’était lié à la température de la chambre ou aux hormones. Enfin, ça, c’est mon cas personnel.

L’été, normalement, c’est fait pour vivre dehors
Je parlais précédemment de la pression des vacances mais c’est tout l’été qui est concerné. L’été, c’est une période de joie et de détente. Même quand on bosse. A quelques exceptions près évidemment puisque pour certains, l’été est la saison haute. Mais globalement, quand on bosse dans les bureaux, l’été, on est soit en vacances soit au ralenti. Parce qu’il n’y a pas grand monde, surtout pas les clients ou les patrons. Et règne normalement une certaine douceur. En fait, l’été en entreprise a un goût de vie rêvée, je trouve. Moins de monde, moins de pression, moins de bruit. Plus de rires. Des horaires un peu plus souples. On se dit que si on pouvait bosser comme ça toute l’année, ce serait merveilleux. Surtout qu’à la sortie du bureau, on peut aller traîner en terrasse avec des amis ou une personne que l’on aime fort. S’allonger sur la pelouse d’un parc en grignotant des tomates cerise. Je suis convaincue que le bonheur est constitué de petites choses et la plupart, on les retrouve l’été.
Les moments de grâce
Et on a besoin de ces soupapes. Les vacances, oui, mais pas que. On a tous des vies stressantes. Certains parce qu’il faut jongler entre vie professionnelle et vie familiale, aka s’occuper des enfants. D’autres parce qu’ils ont des soucis de santé, d’argent, de travaux à faire… Beaucoup parce qu’ils ont des jobs plus ou moins toxiques. Certaines, même, sont en stress parce qu’elle doivent chercher leur prochain job toxique. Oui, je parle de moi mais je rappelle que je suis actuellement blasée sur ce sujet. Bref, on ne va pas se mentir, nos vies sont loin d’être le paradis. Sauf si vous êtes né millionnaire voire plus mais dans ce cas, je vois pas trop ce que vous faites ici, à lire ces quelques mots. On en chie toute l’année. Mais il y a ces moments de grâce où on se sent bien, on se sent heureux. On profite d’un temps doux, de la brise caressante, de bons moments avec ceux que l’on aime ou juste une balade en forêt dans l’odeur de l’humus. Des moments où on se dit que notre vie n’est pas si mal.
Un peu d’air, de l’air
Et bien, ça, on nous l’a volé. Un été pourri, c’est pas juste des vacances qui ne resteront pas dans les annales, c’est une soupape qui saute et vraiment pas la moindre. Et le pire, c’est qu’à peine sommes-nous sortis de cet enfer sur Terre qu’on nous annonce que ça repart l’an prochain. Mais tuez-moi. Je refuse l’idée de revivre un été enfermée. J’ai besoin d’air, j’ai besoin de me promener. Non parce que cet été de fou, niveau sédentarité, il n’a pas aidé non plus. Saviez-vous que la sédentarité est aussi dangereuse que le tabagisme ? Je sais pas si c’est vrai, je l’ai entendu deux fois de deux sources différentes (un roman et une publi Insta, ok) et ça me terrifie. Cet été, j’ai eu la chance de pouvoir aller à l’aquagym tous les jours ou presque mais si je bosse l’an prochain ? Ok, j’aurai la clim au bureau mais les trajets ? Et puis, la piscine, c’est sympa et tout mais ça ne sauve pas le reste de la journée enfermée.
Dur de remonter la pente
C’est là le drame de l’été pourri. Un été, c’est une descente en vélo juste avant la remontée de la rentrée : ça sert à prendre l’élan. Si on n’a pas le droit à ce coup de pouce initial, la remontée va être plus dure. Métaphore de qualité. Si on arrive au bas de la côte complètement claqué, on est censé remonter comment ? Sachant que la prochaine descente, c’est normalement Noël et qu’en vrai, Noël, c’est bien plus fatigant qu’on ne le pense. Entre course aux cadeaux, trajets et surtout repas bien trop lourds à digérer… et je ne parle même pas de l’alcool. Comment on va tenir ? C’est une vraie angoisse pour moi, d’autant que je me rends compte que ma rentrée, je l’ai un peu foirée. J’ai des projets qui n’avancent pas, je suis incapable de m’organiser correctement. Je suis fatiguée et blasée. Et je sais très bien que je ne suis pas la seule. Sans doute faut-il que je me trouve une nouvelle source d’énergie mais… la recherche individuelle d’une solution à un problème collectif, c’est souvent un pansement sur une jambe de bois.
Et un super sujet d’article, tiens…



